Voulez-vous faire de la publicité? Appeler au numéro sans frais: 1-888-377-2222

Bond dans les demandes d’aide médicale à mourir

Le nombre de Québécois qui ont obtenu l’aide médicale à mourir (AMM) a bondi de 65 % entre 2016 et 2017 et de près de 30 % dans les six derniers mois de 2017. La demande ne cesse de croître et, toutes proportions gardées, c’est à Québec, en Estrie et dans le Bas-Saint-Laurent que la plus forte proportion de patients sont décédés en recourant à l’aide à mourir.

 

Depuis que ce soin de fin de vie a été rendu accessible en décembre 2015, au moins 1829 Québécois ont réclamé l’aide à mourir (AMM), et au moins 1215 l’ont obtenue, selon une compilation faite par Le Devoir, incluant les tout derniers bilans sur les soins de fin de vie, couvrant la période de juin à décembre 2017.

  Ce bilan révèle une hausse de 58 % du nombre des demandes formulées par les Québécois entre 2016 et 2017, tandis que celles qui ont pu être effectuées ont grimpé de 65 %, passant de 460 en 2016 à au moins 755 en 2017. Quelque 329 patients ont reçu l’aide à mourir dans les six premiers mois de l’an dernier, et au mois 426 entre juin et décembre.

Seules les données des six derniers mois de la Gaspésie, de l’Abitibi-Témiscamingue et de la Montérégie-Centre manquent à ce portrait général, n’ayant pas encore été rendues publiques.

 

Montée en flèche

 

Ce portrait révèle aussi que, dans certaines régions, plus de 2 % des personnes décédées ont eu recours à l’aide à mourir en 2017. Le Devoir a estimé ce pourcentage à l’aide des plus récentes données (2016) sur les décès de l’Institut de la statistique du Québec. Bien que les données de 2017 ne soient pas encore disponibles, cette estimation, à considérer avec prudence, donne une idée de l’ampleur du phénomène dans différents secteurs du Québec.

 

Dans la région de Québec, en Estrie et dans le Bas-Saint-Laurent, environ 2 % des décès surviennent à la suite d’une demande d’AMM. La proportion oscille autour de 1 % dans les autres régions. En comparaison, le ministère fédéral de la Santé a chiffré dans son dernier rapport (1er janvier au 30 juin 2017) à 0,9 % la part des décès liés à l’aide à mourir sur l’ensemble des décès survenus au pays.

 

Forte demande dans le Bas-Saint-Laurent

 

Dans le Bas-Saint-Laurent, habité par seulement 200 000 habitants, 48 des 65 patients qui le souhaitaient ont pu recevoir ce soin de fin de vie depuis 2015.

 

Le médecin de famille André Munger, chef des soins palliatifs dans cette région, observe un intérêt croissant des malades pour cette option. La région a choisi de décentraliser les groupes interdisciplinaires de soutien (GIS) pour permettre à chaque établissement d’être doté d’expertise en matière d’aide à mourir. « On ne sait pas si c’est une meilleure façon de fonctionner, mais comme les distances ici sont grandes, ça semblait plus logique », explique-t-il. « C’est difficile de se prononcer sur les raisons des disparités régionales actuellement. C’est un champ nouveau pour tout le monde », juge le Dr Munger, qui est d’avis que des chercheurs devraient se pencher sur le sujet.

Read more...

views : 155 | images : 1 | Bookmark and Share


Enter your comment below