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Les Bourses reprennent une partie du terrain après la glissade soudaine de lundi

Le calme après la tempête, du moins pour l’instant. Au lendemain d’une dégelée que les marchés n’avaient pas vue depuis longtemps, les indices ont terminé sur une note positive mardi après avoir commencé la journée en donnant raison à ceux qui prévoyaient une nouvelle glissade.

La Bourse de Toronto, qui a affiché lundi une perte de 1,7 % relativement petite par rapport à Wall Street, a progressé de 0,19 %, à 15 363,93. Elle se trouve exactement au même niveau que l’an dernier à pareille date, mais est en hausse de 20 % sur cinq ans.

En sol américain, le S&P 500, baromètre des marchés en raison de sa composition élargie, a grimpé de 1,74 % à 2695,14 points, pour regagner partiellement sa perte de 4,1 % essuyée lundi. Il a grimpé de 17 % depuis février 2017 et de 78 % depuis 2013.

Quant à l’indice Dow Jones, qui ne regroupe que 30 compagnies mais qui continue de défrayer la chronique en raison de son symbolisme, il a tourné la page sur un recul de 4,6 % avec un gain de 2,3 %, à 24 912,77. Depuis un an, malgré tout, il est en hausse de 24 %.

Des armées de gestionnaires et de chroniqueurs ont affirmé lundi que l’investissement doit être vu comme un exercice à long terme et que les fluctuations boursières sont courantes, offrant même la possibilité, à ceux qui investissent de manière systématique, de profiter d’une baisse de prix.

Mais la hausse continue des marchés américains stimule depuis au moins un an le débat autour d’une correction, d’autant plus que l’inflation se fait plus forte aux États-Unis que les taux d’intérêt sur les obligations de dix ans ne cessent d’augmenter. Pour les entreprises, dont celles en Bourse, une hausse des taux d’intérêt rend les actions moins intéressantes, car les entreprises font face à des coûts d’emprunts potentiellement supérieurs.

« Des baisses de plus de 10 %, on en a eu plus de 40 depuis la Deuxième Guerre mondiale », a dit Cimon Plante, gestionnaire de portefeuille à la Financière Banque Nationale. « Mais cette baisse-là a amené les clients à avoir une conversation avec nous, car la dernière baisse comme ça, pour certains, ce que ça rappelle, c’est la crise de 2007 et 2008. » Au lieu de regarder ça au microscope, a dit M. Plante, « il faut remettre ça en perspective ».

« On vient juste d’assister à la correction qu’on attendait depuis un certain temps », mais « l’économie reste solide, il n’y a pas de risque de récession à l’horizon », a affirmé à l’Agence France-Presse Bill Lynch, de Hinsdale Associates.

Le rôle des algorithmes

Un certain mystère planait sur le déroulement de la journée de lundi dans la mesure où, même si les marchés ont entamé la séance en baisse, celle-ci s’est accélérée après 14 h et plus violemment encore après 15 h.

Il est bien connu que la majeure partie des transactions sont automatisées, c’est-à-dire déclenchées par des algorithmes qui répondent à l’atteinte de certains seuils ou à l’apparition de certains signaux, qu’ils soient liés par exemple aux prix ou au « momentum » des marchés.

Un gestionnaire de portefeuille a affirmé à l’agence Bloomberg après la séance de lundi que, si les montagnes russes matinales étaient le résultat de gestes posés par des humains, la chute libre de l’après-midi traduisait carrément le travail des machines.

Du coup, la descente a ravivé le souvenir de la chute extrêmement brève — 36 minutes — vécue dans l’après-midi du 6 mai 2010, baptisée « Flash Crash ». L’indice Dow Jones avait alors perdu 9 %, ou près de 1000 points, avant d’en regagner une grosse partie. Il y a quelques années, les autorités ont arrêté un courtier de Londres pour manipulation de marché. Il a reconnu sa culpabilité et collabore désormais avec les autorités américaines.

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