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Les garages à court d’employés saisonniers

Les garages peinent à recruter assez d’employés saisonniers pour la pose des pneus d’hiver cette année en raison du manque de main-d’œuvre qui frappe les mécaniciens.

Le propriétaire de Pneus et mécanique St-Laurent dans la Petite-Italie, Alain Beauchamp, estime avoir trois jours de retard en raison de la pénurie de mécaniciens. « J’ai engagé quatre personnes de plus pour la haute saison, mais je n’aurais pas pu trouver bien plus de monde », constate-t-il.

Aucune formation n’est nécessaire pour les hommes de services saisonniers. Le Comité paritaire de l’industrie des services automobiles (CPA) de Montréal, qui gère les taux de salaire minimum dans l’industrie, conseille tout de même d’embaucher des employés avec de l’expérience.

Le salaire minimum pour un emploi saisonnier est de 11,25 $/h selon le CPA de Montréal, mais les employeurs peuvent l’augmenter autant qu’ils veulent.

« Je paie 20 $/h des employés payés habituellement 13 $/h, rapporte M. Beauchamp. Même là, je ne suis pas capable d’engager. En fin de compte, l’impact, il est sur la facture du client. »

Peu d’intérêt

Selon l’homme qui cumule 30 ans de métier, la formation de mécanicien n’est plus assez populaire, en plus d’être difficile. « Même un mécanicien d’expérience doit toujours être mis à jour. Ça en décourage plusieurs. »

« C’est comme si la profession n’était plus valorisée, croit pour sa part le propriétaire du Centre du Pneu Rosemont et Mécanique, Patrick Boivin. On met beaucoup d’emphase sur les métiers reliés à l’informatique, mais il n’y a rien pour la mécanique. »

Cette année, Patrick Boivin a engagé de peine et de misère quatre personnes de plus pour le changement de pneus d’hiver.

Après avoir fait affaire pendant cinq ans avec le site auto-job.ca, qui recense les emplois reliés à la mécanique automobile, le propriétaire de Pneus Papineau, Daniel Bélisle, ne recevait plus d’appels. Il s’est tourné vers le site de petites annonces Kijiji, où la réponse a été bonne.

« Le Québécois pure laine ne travaille plus dans les garages », remarque-t-il. Pour ses employés saisonniers, il se tourne de plus en plus vers les immigrants.

Après avoir engagé huit employés, Daniel Bélisle a dû en renvoyer deux qui ne faisait pas l’affaire et qu’il n’a pas été en mesure de remplacer. Parmi ceux qui restent, il compte deux Français, un Coréen, un Marocain et deux Québécois.

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