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La pluie n'arrête pas les fans

Après un long silence qui a suivi Metals, album paru en 2011 et couronné du prestigieux prix Polaris, Feist est montée sur la scène du Festival de jazz d'Ottawa (FJO) pour nous offrir ses nouvelles chansons. Mention toute spéciale aux fans qui - armés de parapluies et d'imperméables - ont fait tout un pied de nez à la pluie torrentielle, ne bougeant pas d'un centimètre pour clôturer en beauté cette 37e édition du FJO.

« Bonsoir Ottawa, lance l'enfant chérie de la musique indie, sous les chaleureux applaudissements et cris des admirateurs, si heureux de la retrouver. La rumeur dit que vous êtes des amoureux de musique, très attentifs et ouverts d'esprit. Je vais donc vous présenter mon nouvel album Pleasure. Et autres souvenirs du passé. »

Celle qui a subjugué le pays lors du gala des prix Juno avec son hommage à Leonard Cohen a donc choisi d'interpréter l'intégralité de son plus récent opus aux couleurs folk, blues et rock. Guitare à la main, elle a livré les onze chansons, sa voix si distincte s'emparant de chacune d'elles dans le même ordre figurant sur le disque, de Pleasure à Young Up, en passant par la très entraînante Any Party et la touchante Baby, Be Simple. Elle prendra soin d'en raconter la petite histoire, souvent drôle, le public n'hésitant pas une seconde à lui lancer la réplique.

Des éclairages intenses de rouge, de rose, de mauve, de jaune et d'orange, parfois projetés sur un éventail géant, ont habillés habilement le décor dans lequel la Canadienne et ses trois musiciens ont tout donné pour plaire aux valeureux festivaliers.

Au moment d'écrire ces lignes, Feist entamait quelqu'un de ses succès tirés des albums Metals ou The Reminder, pour ne nommer que ceux-là. Chose certaine, la foule se souviendra longtemps encore de ce spectacle où, étonnamment, la flotte a rendu encore plus transcendantes les retrouvailles avec leur idole.

Une 37e édition

marquée par la pluie

« Je suis en poste depuis 2010, et jamais, ô grand jamais, je n'ai vu autant de pluie tomber », s'est exclamé, découragé, Petr Cancura, directeur artistique du FJO. C'est incroyable, il a plu tous les jours. »

Malgré ce catastrophique scénario météorologique, il souligne que les festivaliers ont tout de même osé braver le mauvais temps pour assister aux spectacles extérieurs de Serena Rider, de Joss Stone, de Charles Bradley and His Extraordinaires ou, encore, Caravan Palace qui a soulevé la foule avec ses rythmes dansants. Sans oublier Kenny Rogers, qui a su « combler toutes les attentes en interprétant ses grands succès, mais aussi en racontant de savoureuses anecdotes qui ont marqué ses 60 ans de carrière ».

Parmi les moments forts du FJO, on trouve là des concerts présentés en salle et sous la tente, notamment ceux de Jacob Collier, de Donny McCaslin Group, qui a enregistré Blackstar, l'ultime album de David Bowie, et de Mavis Staple. « Les amateurs de jazz se sont réfugiés à l'intérieur et ont envahi le Studio et le Théâtre du CNA, précise-t-il. On a connu des records d'assistance dans ces lieux-là. Et puis, à la fête du Canada, c'était bondé de gens ici. On pouvait à peine bouger dans le parc. Au final, tout n'est pas si terrible que ça. »

Le sourire dans la voix, le directeur artistique nous rappelle qu'il travaille déjà à la prochaine édition. « Notre budget reste le même, dit-il, mais nous travaillons main dans la main avec les agents américains, entre autres. Depuis près de quatre ans, on doit composer avec un taux de changé élevé. Nos voisins tentent de s'adapter à notre réalité pour faciliter la mobilité de leurs artistes. Des têtes d'affiche, il y en aura, mais aussi de belles surprises venant de l'Europe. »

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